Le prix littéraire Naissance d'une œuvre
Originalité du prix
Le prix littéraire Naissance d’une Œuvre récompense un livre s’inscrivant dans la continuité de l’œuvre d’un écrivain, en distinguant son 4ème, 5ème, ou 6ème roman, le style et l’imagination étant les critères clefs d’attribution.
Son originalité est de récompenser un écrivain à l’occasion de la publication d’un roman constituant un moment clef dans l’émergence de son œuvre. Un moment où, déjà reconnu, il n’a pas encore la visibilité qu’il mérite.
Près de 2000 prix sont attribués chaque année en France, témoignant de la vitalité de la littérature, en récompensant des premiers romans, des œuvres ponctuelles, ou des coups de cœur thématiques. D’autres distinguent plus tardivement l’ensemble de la production d’un écrivain.
Le prix Naissance d’une Œuvre distingue un auteur qui, par la qualité de son écriture, de son style, de son imagination, s'engage plus avant dans la construction d'une œuvre. Il l’accompagne en le soutenant financièrement, ainsi qu’en terme de visibilité.
Le prix est ouvert à tous les écrivains de langue française, quelle que soit leur nationalité.
Le lauréat pourra avoir publié auparavant des essais, des poèmes, des pièces de théâtre, des scénarios … mais le prix récompense exclusivement son œuvre romanesque, à l’exclusion de récits et d’ouvrages d’auto-fiction.
Genèse
Le prix a été créé en 2022 par Laurence Viénot, qui anime depuis 2008 le Salon Littéraire « Auteur et Liseurs », à Paris.
Sa mère affirmait dans son enfance qu’elle ne savait pas lire …
70 ans plus tard, Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, ayant repris la tradition des salons littéraires du XVIIIème siècle où l’on écoutait, découvrait, lisait, discutait, elle a reçu plus de 100 écrivains dans le salon « Auteur et Liseurs », et créé le Prix Naissance d’une Œuvre qui célèbre en 2026 sa cinquième édition.
Elle raconte volontiers avoir été frappée dans son adolescence par l’envahissement des librairies et bibliothèques par des écrivains morts, dont la lecture laissait en chacun un brin de nostalgie d’un monde disparu. Elle date son intérêt pour littérature contemporaine de la rencontre de deux écrivains « aux yeux malicieux et à la voix inoubliable » qui ont fait leur apparition dans sa vie, pour ne plus jamais en disparaître. Jacques Ellul d’abord, lorsque qu’elle avait 18 ans, qui éveilla une autre façon de penser le monde avec sérieux et pessimisme. Puis Jean Dutourd lorsqu’elle avait 23 ans, qui lui donna à voir la beauté du style, la liberté de l’impertinence, la légèreté de l’humour.
Citons-la : « Réfléchir, lire, écrire pouvait donc être joyeux. J’avais rencontré des livres ouverts, des écrivains vivants. Morts désormais, ils sont tous les deux dans ma bibliothèque, à côté d’autres amis découverts au fil de la vie. J’entends leur voix. Voilà pourquoi tout simplement j’ai compris que transmettre est un acte quotidien et non le résultat d’une succession. J’ai créé le salon littéraire Auteur et Liseurs en mai 2008 pour que des femmes et des hommes de tous les horizons rencontrent les écrivains vivants que j’aime. L’ambition est à hauteur d’enfant : partager un immense plaisir car je déteste jouer seule ».

